BE-N-Joy dans VousNousIls

Interviewée par le e-mag de l’éducation, j’ai répondu aux questions de Dorothée Blancheton concernant la gestion des élèves insolents en classe. L’occasion de rappeler les engagements de BE-N-Joy au sein de l’éducation nationale, et le rôle prépondérant des études en neurosciences cognitives mais surtout en neurosciences affectives et sociales, comme le prône le Dr Catherine Gueguen dans Heureux d’apprendre à l’école.

“[…] Ne pas imposer son autorité

En enseignant le français de la 6ème à la 3ème dans un collège en Rep+ à Nice, Gaëlle reconnait avoir tous les jours des élèves insolents. Certains provoquent, sortent spontanément de classe… « J’en ai même eu un qui a jeté une chaise sur une fenêtre une fois. Ça a été l’épisode le plus violent. Dans ces cas-là, il faut rester calme et ne pas montrer qu’on a peur », relate l’enseignante. Avant, elle voulait que les élèves lui obéissent, qu’ils ne répondent pas, ne coupent pas la parole… En devenant maman, elle a revu sa manière de faire. « J’ai réalisé qu’à force de remettre les élèves à leur place, on les empêche de s’exprimer, de partager leur incompréhension, leur colère, leur tristesse. Et alors, ils deviennent agressifs envers nous », analyse-t-elle. Une prise de conscience qui l’a même amenée à créer l’association BE-N-Joy Bienveillance, Empathie et Neurosciences pour un accompagnement positif, d’un point de vue éducationnel et relationnel. 

Liberté de mouvement et d’expression

Aujourd’hui, elle se montre à l’écoute des élèves et de leurs besoins ce qui limite leur insolence. Ils peuvent bouger dans la classe, aller aux toilettes quand ils le demandent, se reposer sur le canapé du coin lecture… Elle leur montre qu’elle leur fait confiance et leur permet aussi de s’exprimer à travers leur cahier des émotions. Ils y écrivent ce qu’ils veulent, sans qu’elle ne le lise. Des affiches sont collées au mur et permettent aux ados d’y poser leurs mains à tout moment s’ils sont énervés. Elle a également ouvert une cogni’classe, axée sur les recherches en neurosciences, et travaille l’axe de l’attention avec ses élèves. « Tout ce travail sur les émotions, ça les apaise beaucoup », confie-t-elle. Et quand un élève est insolent, elle lui dit qu’elle comprend son émotion mais qu’elle n’accepte pas son attitude. Elle lui laisse alors la possibilité d’y remédier par lui-même ou bien c’est un mot dans le carnet de correspondance (au bout de trois, elle prend rendez-vous avec les parents). « Si on répond à leur besoin affectif et d’expression, ils sont plus attentifs. La confiance se crée et il y a moins d’agressivité. Mes lectures d’Isabelle Filliozat, Adele Faber et Elaine Mazlish, et du Dr Catherine Gueguen m’aident à être plus dans cet accompagnement », précise Gaëlle. […]”

L’article intégral de Dorothée Blancheton, “Comment gérer un élève insolent ?”

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